vendredi 9 février 2018

Dans l'espace, personne ne vous entend créer

Astres morts et lointains aux confins du cosmos, restes de poussières d'étoiles, flottant dans le vide intersidéral, solitudes glacées à des milliers de parsecs d'autres mondes, cimetières d'astronefs venus s'échouer au-delà de l'espace et du temps, frontières mouvantes tout au bord du Grand Rien...



© Also sprach Zarathustra (Richard Strauss)
© Les Contes Oniriques, 2018
Droits réservés

Aurore astrale

Danse nuptiale à zéro G, parade spatiale sans gravité, garde moi de ton apogée mais guide-moi vers ton périgée, pour qu'enfin je m'arrime à ton point G.
Hors de ton dôme vernaculaire, aux dimensions interstellaires, cosmogonies atrabilaires, prise dans tes rets tentaculaires, aimons-nous en extravéhiculaire, la tête dans les étoiles et nos sexes en apesanteur.
Enfile ton scaphandre, on sort ! 




© Gayane Ballet (Aram Khatchaturian)
© Les Contes Oniriques, 2018
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Pour qui sonne le glam

"Elle m'envoie des cartes postales de son asile
m'annonçant la nouvelle de son dernier combat
elle me dit que la nuit l'a rendue trop fragile
et qu'elle veut plus ramer pour d'autres Guernica
Et moi je lis ses lettres le soir dans la tempête
en buvant des cafés dans les stations-service
et je calcule en moi le poids de sa défaite
et je mesure le temps qui nous apoplexise
et je me dis stop
Mais je remonte mon col j'appuie sur le starter
et je vais voir ailleurs, encore plus loin ailleurs..."

(H.F. Thiéfaine)

Il est bientôt vingt heures mais je fais beaucoup moins jeune
Je piaffe et m'impatiente au fond des starting-blocks
Je m'arrête pour mater mes vautours qui déjeunent
et mes fleurs qui se tordent sous les électrochocs
Et je promène mon masque au fond de mes sacoches
avec le négatif de nos photos futures
Je mendie l'oxygène dans tout ce ciné moche
mais vends des compresseurs à des ladies-bromure

Je l'ai appelée...
Au bout du rouleau de la bouteille de scotch, mais je me suis souvenue que je n'aimais pas le whisky et il me le rend bien. Alors je l'ai appelée, la mine défaite, minée par mes défaites, meurtrie par mes meurtrissures, salie par mes salissures, brisée par mes brisures, crevée par ces crevures.
Elle m'a dit "passe vers 20h."
Je n'ai plus qu'à tuer le temps en faisant semblant de ne pas voir que c'est lui qui nous tue.

Il est bientôt vingt heures mais je fais beaucoup moins jeune.
Tant mieux. Elle me verra sans fard, sans charre, sans histoire.
Juste elle et moi, sans tout ce cinéma, ou alors celui d'Audiard, on ne se refait pas.
Et puis de toutes façons j'ai laissé mon rêve garé en double-file, alors quitte à me prendre un PV, j'aime autant être à l'Amande, même si je dois ensuite écoper d'une amende, et peu importe qu'elle soit salée du goût des larmes, j'aime trop celui suave et amer de mon doux extrait de cyanure aux grands yeux verts.

Il est bientôt vingt heures mais je fais beaucoup moins jeune.
Et si je n'y allais pas ? Le coup de la panne ? Moi qui suis déjà en panne des sens, une panne d'essence de plus ou de moins, quelle importance ? Mais elle m'attend, et elle est à dix pas, comme tout ce que je ne lui dis pas.
Tant pis. Et puis elle est ma seule amie. Tiens c'est vrai ça, la seule qui me reste ici, ici bas, tout en bas. Allez, courage, quelques marches et je suis déjà devant sa porte.

Il est bientôt vingt heures mais je fais beaucoup moins jeune.
Je sonne, elle vient m'ouvrir...envie de me jeter à son cou, de lâcher prise sous son emprise, je sais qu'elle est éprise, qu'elle était prise...marre de tous ces jeux de dupes. Elle est là, devant moi, moi la ci-devant... "Assieds-toi" me dit-elle, une fois dans sa véranda...mojito, téquila.
"Alors, qu'est-ce qui ne va pas ?"
Tout. Rien. Tout ou rien. Tout pour le tout, tout ça pour ça...l'envie subite de m'anéantir, d'en finir, un éclair, une seconde, et tout s'arrête, le calme après la tempête.

Il est déjà vingt heures et je fais encore moins jeune.
La merveilleuse et l'amère veilleuse...
Elle m'écoute vider mon sac, son regard plonge dans le mien...comme j'aimerais pouvoir me noyer dans le sien, plonger en elle...le sage n'a t'il pas dit que l'océan se noie dans une goutte de tendresse ? Alors imagine une vallée de larmes, une palanquée pour un palanquin, une apnée au fond de ses abîmes, ses abysses, ses délices.

Il est...quelle heure est-il déjà ? Vingt-et-une heures, tu crois ? Déjà !!!
"Allez ma puce, finis ton verre, on va faire un tour, balade sur le port, mais pas dans cet état."
Ah mince, dis, tu crois qu'elle a remarqué ?
"Je te laisse dix minutes pour te refaire une beauté, te préparer, tu sais où est la salle de bains."
Enfilade du couloir...la porte qui s'ouvre...et elle me laisse seule face au miroir...miroir aux alouettes.
J'aime bien sa douche...grande, à l'italienne, avec ses carreaux couleur chocolat que traverse une ligne de verre translucide aux reflets vert d'eau, et la grande pomme qui surplombe la cabine. Je m'adosse un instant à la paroi glacée en fermant les yeux comme si je voulais me fondre dans son décor, ne plus penser à rien...disparaître.

"Il est l'heure d'y aller, ma puce, tu es prête ?", vient-elle de dire après avoir ouvert la porte, puis elle ajoute, en me voyant ainsi : "Tu veux prendre une douche maintenant ?" dit-elle, interdite, ô combien. Pour toute réponse, j'ouvre le robinet en grand et la pluie se met à tomber en cascade, mouillant instantanément mes cheveux et mes vêtements, coulant le long de mes joues, ses gouttelettes se mélangeant aux miennes...
Elle s'est précipitée.
Je la sens tout contre moi, cherchant à endiguer le flot de ses mains fébriles en tentant de limiter les dégâts. Mais il est déjà trop tard, et puis je me suis déjà jetée à l'eau et elle aussi. Je l'enlace aussi intensément que je peux et viens coller ma bouche à la sienne, coupant de mes élans le sien.
Elle s'est arrêtée un instant, puis ses mains ont abandonné les robinets chromés, ne sachant plus quoi faire pour se libérer de mon étreinte. Elle les a posées sur mes hanches, comme dans la chanson, prête à me repousser, puis s'est ravisée, les faisant doucement glisser sur le côté, de son plein gré, m'a regardée, se laissant embrasser et enlacer sans jamais se lasser.
Je l'aime de tout mon être à cet instant de douce félicité et elle le sait, elle le sent. Elle est mon Pygmalion et moi sa Galathée, ma douce, ma tendre, mon adorée...

Le temps s'est arrêté et je fais beaucoup moins morte.
On s'est aimées.
Je la revois, je nous revois, laissant courir nos doigts sur nos deux peaux mouillées, agiles autant que fragiles, s'évertuant à trouver les secrets de nos carcans détrempés puis finir par les ôter, les jeter... Nues et trempées, on s'est enfin retrouvées, ruisselantes de nos désirs fous trop longtemps refoulés, assoiffées de nos envies trop longtemps masquées. Alors simplement on a fini par s'aimer, comme une évidence, nos mains courant et coulant tout le long de nos corps à la recherche de tout ce temps perdu, le disputant au filet d'eau, s'insinuant entre nos courbes et nos intimités, se jouant de nos méandres, de nos sillons, de nos vallées, tandis que nos langues entremêlées nous emportaient dans le tourbillon d'une sarabande effrénée, promises à des prémices de toutes autres promesses d'autres félicités.
Et puis elle a fini par interrompre le flot, s'emparant de deux serviettes qui n'attendaient plus que nous. On s'est séchées, un peu, juste ce qu'il faut, nous couvrant mutuellement, nous enveloppant beaucoup plus sûrement de tendresse féminine que de tissu-éponge, et puis elle a pris ma main et m'a emmenée dans sa chambre aux tons violine et au doux parfum de lavande, où son lit à baldaquin aux tentures de pourpre trônait en son centre, merveilleux autel qui nous tendait ses draps.

Il est bientôt l'aurore de l'aube d'un jour nouveau et je suis encore en vie.


© Les contes oniriques, 2017
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Flashbacks



Nous avons vécu, nous nous sommes aimées, nous avons ri, nous avons pleuré,
Notre amour ne devait jamais avoir de fin,
Le ciel pouvait bien attendre, nous avions l'éternité pour nous.

Et aujourd'hui, seule dans ce club, je repense à toi.

Je ferme les yeux et j'imagine que tu es à nouveau contre moi.
Je sens tes mains sur mes hanches, ton souffle sur ma nuque,
Je nous revois, valsant jusqu'au bout de la nuit, nos corps serrés et enlacés, sans jamais se lasser, si enivrées de brumes et de vapeurs sous la lumière des projecteurs, au son de ce slow syncopé aux pas chaloupés, dansant comme deux frêles esquifs au milieu du dance floor sur une mer en furie de nos désirs furieux de nos deux corps, instants chavirés de l'amour prêt à nous engloutir toutes les deux, happées par son tourbillon qui allait bientôt nous entrainer vers ses abîmes et sa fosse des Mariannes, puisque de nos deux amandes nous nous apprêterions à faire Philippine.

Je ferme encore les yeux et je sens ton parfum, ton odeur, ta présence.
Je me souviens de mes mains se perdant dans tes cheveux, caressant doucement ta peau.
Ton regard, tes yeux, légèrement voilés par les boîtes à fumée, brillants sous les spotlights
 Le goût de tes lèvres ourlées que j'effleurais, ta bouche sublime et délicate, et ses rangées de perles nacrées, sur lesquelles je promenais un instant ma langue, avant qu'elle ne rencontre la tienne, et puis...
Et puis nos doux baisers, seules au monde au milieu des danseurs, naufragées volontaires, emportées jusqu'à ce merveilleux voyage au bout de la nuit quand nous avions fait la fermeture du club.

Je ferme plus intensément les yeux et je nous revois, toi me prenant la main jusqu'à ton appartement, et l'ascenseur qui nous emmenait à ton étage, le 7ème je crois, promesse et prémices, le long couloir que nous avions mis une éternité à traverser, tiraillées entre le moment de profiter de chaque instant fugace de ce bonheur qui nous tendait les bras et le moment où nos corps libérés de nos carapaces allaient enfin communier, l'envie le disputant au plaisir de se retenir encore et encore, pour ne pas rompre la magie de ces instants.
Ta clef ayant du mal à trouver la serrure de ta porte, tant nos gestes désordonnées d'envie de tendresse et d'amour fou embrouillaient nos sens.
Ton salon où nous avions jeté nos vêtements, impatientes de nous découvrir enfin, faisant glisser nos dentelles, puis ton sofa sur lequel nous nous étions ruées, avides de nos caresses et de nos soupirs trop longtemps contenus.
Cette première nuit, qui nous a trouvées, révélées, comblées au-delà de nos espérances, et puis ces jours et ces nuits qui ont suivi, avec chaque fois la passion et le désir qui rythmaient nos vies, nos vices et nos envies.
Un amour infini...

My eyes are wide shut now et je repense à ce titre d'Abba...
"But tell me does she kiss like i used to kiss you ?
Does it feel the same, when she calls your name ?
The winner takes it all, the looser has to fall..."
Le même club, notre dernière danse, les mêmes fumées, les mêmes spotlights, mais plus les mêmes regards. Les absentes ont toujours tort mais aujourd'hui c'est ton absence qui me cause du tort.
We lived, we loved, we laughed, we cried...ces mots dansent dans ma tête
You say your lover buys you lace
Je t'imagine entre ses bras, vos soupirs, tes dentelles, mon ciel s'est écroulé, mon monde a vécu ce que vivent les fleurs, et c'est une autre qui vient butiner la tienne.
I only want, I want to wish you well
Je vais bien, te savoir heureuse enlève un peu de ma peine...adieu belle âme, adieu amour...
Nothing else for me but hell, hidden in my shell

J'ouvre enfin les yeux et le songe s'estompe...le club est vide...vide de toi...suis-je encore seulement là ?
Adieu mon doux rêve...de ton amande, mon doux extrait de cyanure au goût suave et amer, il ne me reste désormais plus que quelques morceaux acérés de coquille vide, comme ces éclats de mitraille fauchant les soldats en lacérant leurs chairs avant de venir se planter dans leurs cœurs. Le mien est mort et ne se relèvera plus, tout comme eux, tout comme mon vaillant petit soldat montant la garde du haut de mes remparts de chair, qui ne subira plus jamais tes assauts, alors il restera encapuchonné dans son linceul.

© Mr. Blue (Michael Francks)
© Les Contes Oniriques, 2017
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jeudi 26 mai 2016

Black Swan


Il était une fois un vilain petit canard...on connaît la suite.

Chaque fois qu'il regardait en direction du grand lac où s'ébattaient les cygnes, magnifiques et sublimes de grâce et de beauté, il se recroquevillait sur sa tristesse de ne pas pouvoir être des leurs et les rejoindre.

En grandissant, il mesurait le fossé qui le séparait de ces oiseaux au plumage immaculé, et il portait en lui tout le poids de l'injustice de ce monde qui l'avait vu naître avec cette différence, cachant sa douleur derrière le masque qu'il s'était forgé au fil du temps.

Parfois il essayait de les imiter, de loin, dansant seul sur les notes de la musique céleste qui lui parvenaient du grand lac, comme s'il pouvait tout à coup entrer en communion avec ces êtres, faire partie intégrante de leur monde, mais la réalité le rappelait sans cesse à sa condition.

C'est alors qu'un jour, tandis qu'il se prenait à rêver une fois de plus, dansant sur sa rive comme un clown triste, deux cygnes le remarquèrent.

L'un d'eux vint à sa rencontre, le prit dans ses bras, ce qui eût pour effet de faire tomber son masque, puis le second fit de même, et c'est alors que le miracle se produisit : son plumage était devenu de la même blancheur virginale que ces douces créatures.

Elles le prirent ensuite sous leurs ailes et l'emmenèrent danser sur le lac...il était devenu enfin l'une d'elles et désormais l'harmonie règnerait dans son cœur et dans son être. Siegfried pouvait attendre.

© Les Contes Oniriques, 2016
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vendredi 13 mai 2016

Ghost



J'aime voir tes mains longues et agiles façonner cette masse oblongue d'argile, quand je me glisse derrière toi et t'enserre de mes bras, en te murmurant "je t'aime" au creux de ton oreille et en t'embrassant, te distrayant de ton ouvrage le temps de quelques tours de ton tour de potier. Tes lèvres quittent ensuite les miennes et tu retournes à ton travail, plongeant ton bras au creux du vase qui s'évase et s'ouvre quand tu en effleures les parois, alors que je me prends à imaginer tes doigts faire de même en moi à cet instant,

Puis mes doigts rejoignent les tiens, et s'entremêlent en glissant les uns contre les autres et tu guides mes gestes, montant et descendant le long de l'olisbos de glaise qui prend forme peu à peu sous nos caresses mutuelles, émergeant de sa gangue de terre, tout comme nos deux boutons d'amour émergent de leur gangue de chair lorsque nos doigts les effleurent, rendus luisants et humides par nos deux eaux de vie mélangées quand ils plongent dans nos bassinets.



A califourchon sur ton tabouret, ma magicienne qui m'hypnotise de ton tour, tour à tour créatrice et actrice, tu finis par te retourner, envoyant tout valser, et tu m'acalifourchonnes de tes jambes enserrant ma taille, et tes bras se referment autour de ma nuque, tandis que je te maintiens toute serrée contre moi et que nos lèvres se soudent pour un de ces baisers qu'on ne voit qu'au cinéma.
Alors fais-moi encore ton cinéma et que la ronde de nos langues entrelacées mais jamais lassées n'en finisse pas, et laissons l'obélisque dressé tourner dans le vide, il finira bien par s'affaisser



© Les Contes Oniriques, 2016
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samedi 7 mai 2016

Rocambole connection (comic strip)

 
 
 









 



 
 

 


 



 








 


 










© Les Contes Oniriques, 2016
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Inventaire à la pervers (la complainte des filles de joie)



Un coeur de pierre

Deux maisons closes

Trois mères maquerelles



Quatre porte-flingues

Un jardin d'enfance

Défloré



Un zizi baveur




Une douzaine de moules accoudées au bar, un acide, un pain dans la gueule

"Il est mort le Soleil"

En musique de fond

Six musicos craignos

Une back-door pour les paillassons



Un patron du FMI

Un autre zizi baveur



Un banquier qui brasse des talbins

Sans se soucier des jolies fleurs

Deux sexes dans un grand lit



Un mac, un tabouret de bar et trois michetons

Un prêtre pédophile, un herpès

Une guêpière

Un sein pigeonnant



Un fils de pute, deux frères incestueux, trois langoustes

Un tabouret de bar

Deux filles perdues, un tonton macoute

Une mâtée à la douloureuse, trois vieux gâteux, deux chèvres pour légionnaire



Un talon haut dans le XVème

Une chauffeuse dans le XVIème

Un arrêt-buffet pour deux messieurs Henri, deux arrêts-buffets pour trois messieurs Henri, trois arrêts-buffets pour une partouze de messieurs Henri

Un polichinelle dans le tiroir

Un sac de noeuds, deux cintres pour plus de sûreté, un vieux kroum faiseur d'anges

Une défaite qui laisse des traces, un consigliere, deux hommes de main, un type de la haute, deux chirurgiens esthétiques, trois revendeurs

Un dealer

Une expédition punitive, une tête de cheval sous l'oreiller, une mare de sang, une overdose

Une crevette vitriolée, un terrain vague, deux capotes anglaises

Un face-à-face, un tueur qui prend son pied, une orpheline, une lame d'acier dans le poumon



Une nuit banale

Une semaine de planque

Un mois de Marie-couche-toi-là

Une année de tous les dangers

Une minute pour réduire au silence

Une seconde pour un coup de feu

Et...

cinq ou six zizis baveurs



Une petite fille qui entre au bordel en riant

Une femme qui sort du bordel en pleurant

Une gagneuse

Deux étincelles de vie

Dix-sept membres du parti, un juge d'instruction en instance qui se branle sur un dépliant

Un songe bucolique sur fond d'herbe bleue

Une vache-à-lait

Un cornard

Deux grandes amours contrariées, trois Te Deum à l'orgue Hammond, un vomi dans un marigot

Un quai de gare d'Austerlitz

Un fond de bouteille de Dompé

Un rince-cochon

Une paire de poucettes, un pardessus, une fille du calvaire, une corde de pendu



Deux brésiliennes, trois services trois-pièces, douze jurés, mille et une façons de se faire baiser, trente-deux karmas sous toit, six parties génitales, cinq points G, dix ans de centrale, sept péchés capiteux, deux doigts de cour, dix gouttes de poppers avant chaque prise, trente jours de prise-en-main dont quinze de torture, cinq minutes de plaisir

Et...

plusieurs zizis baveurs

 

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